Le Programme 2

Voici notre programme en 5 points


1 - Rompre avec la concurrence généralisée pour une université de service public


L’université de Lorraine n'a pas été épargnée, depuis sa création, par le principe de concurrence entre les agents d'une part et les structures d'autre part. Faire la part belle à la logique des classements, aux évaluations permanentes et aux appels à projets nous détourne du cœur de nos métiers. Espoir revendique de se recentrer sur la réalisation de nos missions fondamentales : produire du savoir et le transmettre.

Si la mise en concurrence systématique peut être perçue comme une opportunité par certains, la logique sous-jacente fragilise les collectifs de travail, accentue les inégalités et renforce la précarité en contribuant à la remise en cause des acquis d’hier et d’aujourd’hui.

Seuls des moyens pérennes et des postes statutaires permettent de construire des collectifs robustes qui peuvent se concentrer sur leurs missions de service public. L’enseignement supérieur et la recherche n’échappent pas aux transformations induites par le new public management qui se nourrit des indicateurs et de la pression permanente.

Les primes, les dispositifs au « mérite », les évaluations individuelles permanentes renforcent l’arbitraire et opposent les collègues entre eux. On glisse progressivement d’une fonction publique de carrière vers une gestion plus locale et individualisée des personnels.

Lors d'entretiens professionnels, on constate une autocensure de certains agents qui ne veulent pas risquer de déroger au principe de loyauté envers la hierarchie directe, sa composante et l'établissement, voire au devoir de bien servir l'établissement. Au risque de ne pas dénoncer des conditions de travail dégradées ou toxiques.

Au lieu de renforcer le service public, cette organisation le fragilise. Elle casse les dynamiques collectives, isole les personnels et nous détourne du cœur des missions. Certain·es finissent par se désengager, faute de sens et de reconnaissance.

  • procéder à des recrutements sur statuts nationaux et transformation vers des supports pérennes
  • Rompre avec l’individualisation et l'exclusion par les traitements et par les primes
  • Refuser les hausses des frais d'inscription
  • Rompre avec la répartition budgétaire sous forme d’appels à projets
  • Contre la marchandisation de l'université (cf universités privées et contrats avec les entreprises)
  • Attention particulière à la situation des personnels et usager·es en lien avec les zones de conflits.


2 - Améliorer les conditions d'exercice


L’université doit être un espace de travail collégial et collectif au service de ses missions de service public. Or, la dégradation des conditions de travail et d’études est aujourd’hui largement constatée et confirmée, y compris par les enquêtes institutionnelles. Les logiques de pilotage par indicateurs, de contraintes budgétaires, de contrôle et de transformations managériales, issues des politiques néolibérales de l’ESR comme des décisions du ministère ont montré leurs limites.

Nous défendons un service public d’enseignement supérieur et de recherche fondé sur le collectif, l'égalité, la confiance et le respect du travail.

Nous défendons un fonctionnement fondé sur la confiance dans l’engagement et l’expertise des agent·es, reconnu·es comme des professionnel·les capables d’exercer leurs missions sans être entravé·es par une multiplication de procédures et de contrôles. La réappropriation du travail par les collectifs est essentielle, tout comme la lutte contre la précarité, en affirmant un principe simple : à mission pérenne, emploi statutaire.

Mettre fin à l’intensification et au morcellement du travail est indispensable pour permettre un exercice serein des missions d’enseignement, de recherche et d’appui, qui nécessitent du temps, de la stabilité et des moyens. Cela implique de rompre avec la logique du “faire plus avec moins” et de redonner des marges de manœuvre aux personnels.

Enfin, la protection de la santé et de la dignité de toutes et tous doit être pleinement assurée. La lutte contre les discriminations et les violences, notamment le harcèlement moral, sexiste et sexuel, exige des dispositifs renforcés, transparents et réellement protecteurs, repensés si nécessaire.

Nous voulons reconnaître et traiter la réalité de la maltraitance institutionnelle, en refusant les logiques de contrôle excessif, les injonctions contradictoires et les pratiques autoritaires. Cela suppose de repenser en profondeur l’organisation hiérarchique et les pratiques managériales, en clarifiant la confusion trop fréquente entre responsabilité et pouvoir.

Le temps de travail doit être remis au service des personnels : nous défendons l’application effective des droits (temps de travail, télétravail, droit à la déconnexion) et une prise en compte réelle des conditions d’exercice, dans le respect de la diversité des situations. Une réflexion collective doit être menée sur la charge de travail, les risques psychosociaux, la mise en oeuvre des règlements de gestion et les effets des transformations organisationnelles.

Nous veillerons à l’application effective et homogène des règles dans tous les services, dans le respect du dialogue social : les instances comme le CSA et la F3SCT doivent être pleinement reconnues et leurs avis suivis d’effets, notamment sur les enjeux prioritaires de santé, de sécurité et de conditions de travail.
Il faut surtout rompre avec l'accompagnement et la mise en place des politiques ministériel et étatique qui rendent nos conditions d’exercice intenables.
Pour remplir ces objectifs, il est nécessaire de cesser d'adopter les innovations contractuelles qui détricotent le statut de la fonction publique
Nous serons une voix forte contre les politiques d'austérité qui cassent nos universités.

Nous soutiendrons la construction des collectifs en développant les actions communes (action sociale, santé, sport, documentation, vie des personnels). Les conditions matérielles d’exercice — locaux, espaces de travail et d’étude, accessibilité et adéquation aux besoins — seront pleinement prises en compte à travers une politique immobilière ambitieuse, co-construite avec les personnels et les usager·es. Améliorer les conditions de travail et d’études, c’est replacer les missions, les collectifs et les personnels au cœur de l’université et donner au service public les moyens de ses ambitions.

  • Assurer l'application des décisions établissement dans les composantes (organisation des examens, gestion des tiers-temps, règlement de gestion du temps de travail, modalité de télétravail, droit à la deconnexion, mobilité)
  • réduire la précarité et la sous-traitance : titulariser ou stabiliser un maximum de personnels précaires, ouvrir les postes gelés et mener une politique de recrutement pour les enseignant·es, les enseignant·es-chercheur·ses et les BIATSS
  • Repenser la réponse institutionnelle à la question du harcèlement moral, sexiste et sexuel systémique qui concerne tous les personnels et les usager·es et en particulier augmenter les moyens en terme de personnels
  • Respecter le CSA et la F3SCT en suivant leurs recommandations et avis.
  • restaurer et amplifier les services communs : action sociale, SUMMPS, SUAPS, vie des personnels, SCD…


2 bis - Améliorer les conditions d'exercice - Assurer la sérénité des conditions d'études


Le collectif Espoir continue de s'opposer à la généralisation de l’approche par compétences qui est de plus en plus imposée comme modèle unique. Si elle peut constituer, dans certaines situations, un outil pédagogique utile, elle ne saurait devenir un principe général permettant de définir, encore moins de prescrire, l’acquisition des savoirs. L’idéologie des compétences, lorsqu’elle prétend réduire un diplôme à une liste de savoirs-faires directement indexés sur l’employabilité, participe d’un appauvrissement de la construction même des connaissances.
Plus largement, nous nous opposons à la marchandisation et à la privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le développement de formations payantes, l'augmentation des frais d'inscription que l'on voit poindre quand ce n'est pas déjà effectif dans certaines écoles, la mise en concurrence des établissements et des formations à travers les plateformes d’admission, la segmentation des diplômes en unités certifiantes, tout cela constitue une atteinte au principe de service public d’enseignement supérieur que nous défendons.

Les conditions d’accueil et d’étude constituent également un point de vigilance majeur. Nous le disons depuis de nombreuses années : la massification de l’enseignement supérieur n’a pas été accompagnée des moyens nécessaires, ce qui dégrade les capacités d’encadrement, les infrastructures et les services aux étudiant·es. Sur le plan budgétaire, il faut plus d'égalité et de solidarité entre composantes.
Mais nous voulons aussi insister sur la nécessité de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Ce doit être une priorité institutionnelle, avec des dispositifs indépendants, des moyens pérennes et une véritable politique de prévention. L’Université de Lorraine doit garantir un environnement d’étude qui soit à la fois inclusif et protecteur. Inclusif parce qu’il faut lutter contre toutes les formes de discriminations, mais aussi parce qu’il faut défendre le principe d’accueil du plus grand nombre, ce qui relève de la mission historique de démocratisation de l’enseignement supérieur. Protecteur parce qu’il faut lutter efficacement contre toutes les formes de violences à l'université.
L’inclusion et la protection demandent un renforcement significatif des services sociaux et de santé. Nous pensons aux moyens humains à déployer au niveau des composantes pour améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap dans le cadre de leurs études (cours, examens, déplacements...). Nous pensons aussi à la santé mentale étudiante, à la précarité, à l’isolement ou encore à la pression académique accentuent les risques psychosociaux. Nos pistes pour répondre à ces questions sont les suivantes :
– se doter de plus de personnels qualifiés;
– garantir l’accessibilité à ces services pour tou·tes les étudiant·es;
– développer l'information des équipes enseignantes sur les démarches à accomplir quand elles font face à des situations portant sur la santé étudiante : vademecum, fiche sur les procédures à suivre et numéros d'urgence dans chaque salle de cours, tuile ENT...

Enfin, le collectif Espoir défend un accueil digne des étudiant·es étranger·es, en particulier celles et ceux venant de pays en guerre ou en situation de crise. Nous nous opposons aux frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extracommunautaires. Il est nécessaire que les équipes enseignantes et administratives soient dotées d'information sur les ressources et moyens à mettre en œuvre pour accompagner les étudiant·es lorsqu'ils et elles font face à des obstacles administratifs ou des difficultés sociales.

  • Refuser la sélection, accueillir et accompagner le plus grand nombre d’étudiant·es, faire fonctionner l’université pour ses usager·es et non pour son administration et ses indicateurs
  • Remettre en question l'idéologie de l'approche par compétences pour les connaissances
  • Liberté pédagogique


3 - Remettre la liberté académique et la connaissance au centre de l’université


Espoir est fondamentalement attaché au principe de liberté académique. Elle implique la possibilité de construire et transmettre les savoirs hors de toute pression politique, idéologique, religieuse ou économique, en étant bornée par le droit commun d'un côté et par l'éthique scientifique de l'autre.
La liberté académique fait actuellement l'objet de nombreux débats quant à sa définition et sa portée dans l'université et la société. Elle subit de nombreuses attaques au niveau international : coupes budgétaires et liquidation des données aux USA, arrestation de chercheurs sur leur terrain au Maghreb, privatisation des universités en Europe de l'Est, destruction des universités dans les zones de guerre. La liberté académique est également attaquée au niveau national, par exemple avec l'intercession du ministre pour la demande d'annulation d'un colloque au Collège de France en novembre 2025, ou le déploiement des Zones à régime restrictif (ZRR).
Elle est directement bafouée pour des collègues ou équipes dont les recherches ne sont pas financées parce que ne se situant pas dans les priorités politiques ou économiques.

  • Respecter les spécificités disciplinaires et cesser de déployer un modèle unique, travailler à la reconnaissance des CNU dans l’organisation de la recherche
  • Maintenir le recours aux instances nationales (qualification, congés de recherche, promotion... des enseignant·es-chercheur·ses, concours BIATSS)
  • Respecter les franchises universitaires
  • S'engager autant que possible et maintenir le programme PAUSE (programme d’accueil des scientifiques en exil)
  • Rendre publics les contrats avec le privé engageant l'université de Lorraine, refuser les clauses de non dénigrement dans les contrats.
  • Accorder la protection fonctionnelle aux personnels de l'université victimes de procédures bâillon


4 - Démocratiser le fonctionnement de l’université de lorraine


Dans la continuité de nos mandats 2022 - 2026, nous proposons une gouvernance en rupture avec la logique d'accompagnement et de relais de toutes les orientations ministérielles. Notre priorité est claire : engager une transformation profonde de l’Université de Lorraine en remettant la démocratie au cœur de son fonctionnement, afin de mieux affronter les politiques nationales actuelles et futures.

Aujourd’hui, l’établissement souffre d’un déséquilibre croissant : les processus collégiaux se sont affaiblis tandis que la présidentialisation s’est accentuée. L'équipe présidentielle de la mandature actuelle/sortante était trop restreinte, affaiblissant de fait la démocratie au sein de la gouvernance de l'établissement.

Les conseils centraux et instances représentatives du personnel sont trop souvent réduits à des chambres d’enregistrement de décisions élaborées en amont, sans véritable débat notamment pour les projets clivants. Cette situation n’est plus acceptable, accentuée par les délais très courts entre le passage dans les différentes instances, muselant le débat.

Nous garantirons qu’aucune décision structurante ne pourra être adoptée contre un avis unanimement ou majoritairement défavorable des conseils centraux et des instances représentatives des personnels, notamment le comité social d’administration. Les avis de ces instances ne doivent pas être ignorés ou considérés comme purement formels : ils devront intervenir en amont des processus décisionnels, sur des orientations encore ouvertes à la discussion, et non sur des textes déjà finalisés.

Cela implique de mettre fin aux pratiques actuelles qui contournent le débat démocratique. Les lieux de décision doivent être identifiés. Les discussions devront se tenir dans des cadres institutionnels légitimes, avec des ordres du jour laissant le temps au débat. Nous souhaitons que des séances extraordinaires sur les sujets structurants ou cruciaux puissent être organisées, avec une analyse point par point des projets et, lorsque nécessaire, des votes différenciés plutôt que des validations globales en bloc. Les GT trop chronophages et volatiles seront abandonnés.

Le Sénat académique doit devenir le cœur du débat stratégique de l’université. Il sera convoqué régulièrement, pleinement informé des enjeux majeurs de l’établissement et transformé en un véritable espace de délibération. Il ne sera plus une instance marginale ou technique, mais un lieu où les orientations globales sont discutées, où les oppositions peuvent s’exprimer et où les dimensions administratives, pédagogiques et scientifiques sont abordées conjointement.

Nous réaffirmerons le rôle central des conseils, qui ne doivent plus être dépossédés de leurs prérogatives. Leur fonctionnement sera amélioré afin de garantir des débats mieux préparés, des séances plus efficaces mais aussi plus approfondies, et des décisions prises en connaissance de cause.
Les vice-président·e·s des conseils centraux, légitimé·es par leur élection, définiront les ordres du jour en lien avec leurs bureaux et entretiendront une relation de confiance à la fois avec les conseils et avec la présidence, dans un véritable équilibre institutionnel.
Ces transformations ne pourront être efficaces, qu'accompagnées d'une refonte et d'un renforcement du statut de l'élu.e.

  • Ne pas laisser le ou la président·e seul·e décisionnaire des orientations politiques ; décentraliser les prises de décision : responsabilité fonctionnelle aux directeurs et directrices de pôles scientifiques et de collégiums, prérogatives pour les conseils de composante et laboratoire
  • Assurer la représentativité des territoires, notamment l'équilibre entre les campus avancés, Nancy et Metz, et des secteurs disciplinaires, tant dans les instances qu'aux postes de décision
  • Transparence des décisions et des lieux de décision
  • Ouvrir l'ordre du jour des conseils (CS, CF, CVU, Sénat Académique, CA); respecter les avis des instances représentatives des personnels (CSA, F3SCT), repenser les prérogatives des CPE (avancement des personnels BIATSS)
  • Assurer la transparence de la vie académique : budget, CR des conseils (centraux et composantes), accessibilité des données numériques de l'université (bilan social, budget, observatoire de la vie étudiante...).
  • Informer les personnels de l'Université des débats nationaux / structurants


5 - S'engager dans les transformations de la société


La société se transforme sous nos yeux, dans des directions que nous sommes nombreux.ses à considérer comme profondément inquiétantes : crise écologique majeure accompagnée cependant d'une accélération technosolutionniste mortifère, technofascisme (IA et contrôle des populations, restriction des libertés, répression), montée des nationalismes et guerres faisant exploser les acquis du droit international, recul des droits sociaux… tout cela accablant et fragilisant psychologiquement les jeunes générations. L'université n’est pas un îlot en dehors du monde et se trouve au contraire menacée dans sa survie même (incitations à l'édu-scepticisme, financements astronomiques en faveur d'un Enseignement Supérieur privé de mauvaise qualité…). Il est de notre responsabilité aujourd'hui de la réinstituer comme bien commun, capable de donner les points d'appui à une transformation sociale concrète (contre le fascisme, pour l'écologie et le respect du vivant, pour l'ouverture au monde et la coexistence pacifique, pour les libertés et la solidarité, l'égalité et la défense des minorités) et capable d'offrir à la jeunesse des perspectives plus tranquillisantes, joyeuses et exaltantes, seules à même de garantir à notre société les moyens d'une saine résilience.

Pour cela, l'université de Lorraine doit chercher les voies d'une émancipation de la doxa bureaucratique et redevenir un lieu d’expérimentation ancré dans son territoire, permettant la construction de processus ouverts de découverte, d'épanouissement intellectuel et de fabrication de savoirs. Elle doit constituer un carrefour de la vie intellectuelle et culturelle de sa région et favoriser dans ses parcours de formation une hardiesse à s'impliquer dans leur environnement civique.

Par ailleurs, l'université doit pouvoir ré-éprouver son rôle de formation à la vie démocratique : les formes de démocratie locale, coopérative et solidaire, constituent en elles-mêmes un processus pédagogique et éthique qui transforme la capacité latente des citoyens en une réalité effective. Elles peuvent se pratiquer à l'université de Lorraine sur tous les grands sujets : celui du caractère potentiellement préjudiciable de son activité de recherche et la manière de la réarticuler avec un souci essentiel en matière environnementale et de santé publique, celui de penser et réfléchir à un monde ou transition rime avec décroissance, celui de sa tradition d'accueil d'étudiant.es du monde entier, de non-coopération avec les pays bafouant le droit international et menaçant les populations civiles, de non-participation à des partenariats avec l'armée…

Enfin, la précédente mandature a été marquée par l'essor des nouvelles IA, en particulier génératives, qui transforment en profondeur l'ESR comme l'ensemble de la société. Notre responsabilité d'académiques est d'interroger la place de ces outils et des acteur.ice.s qui les développent. Ils questionnent à la fois la production de nouveaux savoirs et leur évaluation, y compris en matière pédagogique. Ils soulèvent aussi des enjeux trop souvent occultés, comme la captation de l'attention des jeunes générations et la consommation de ressources, notamment énergétique. Dans le cas d'espèce, s'engager à transformer la société signifie pour Espoir faire jouer à l'université son rôle d'analyse critique pour ne pas laisser la société céder aux risques environnementaux, psychologiques, cognitifs, de détournement de résultats scientifiques, de mise en danger de la démocratie.

Face aux polycrises ressenties à l'université, il importe pour Espoir de ne pas succomber aux mille (mauvaises) raisons de ne rien faire.

  • Intégrer et servir les enjeux écologiques et sociaux dans la formation et la recherche
  • S'opposer à tout entrisme de l'armée dans les universités et à la militarisation de la jeunesse, de l'éducation et de la recherche.
  • Sanctuariser l'université comme lieu de débats démocratiques et collectifs, contribuer à la formation critique et émancipatrice des citoyen·nes-travailleur·ses
  • Construire des liens utiles entre l'université et nos territoires