Le séminaire 2026-27

Ce séminaire rassemble des spécialistes du financement de l’ESR, des statuts des personnels et des collègues en responsabilité. Il permettra d’établir un diagnostic sur l’ESR en général et l’Université de Lorraine en particulier, et d’alimenter le débat sur les enjeux pour notre communauté. Toutes les séances se tiendront en visio-conférence et seront ouvertes à tous les personnels de l’Université de Lorraine.

Jeudi 12.11 Marc Benoît - Organisation du travail à l'université : pourquoi le néomanagement est-il un échec ?
Jeudi 26.11 Eric Fassin - De la liberté académique - Tout dire, mais pas n'importe quoi
Mardi 12.01 Charlotte Jacquemot - sur la féminisation des carrière
Mardi 02.03 Tristan Boursier - Le masculinisme dans la galaxie antiféministe : acteurs, idées et circulations

Séminaire ESPOIR 2026-2027


Jeudi 12.11 17h00 - au CLSH (salle A115) + en visio

  • Marc Benoît (CGT INRS, psychologue du travail spécialisé dans la prévention des RPS) - « Organisation du travail à l'université : pourquoi le néomanagement est-il un échec ? »
Résumé :
L’organisation capitaliste du travail à l'ère du néomanagement est-elle dépassée par les contradictions de la production et l’évolution des travailleurs ? La question se pose dans l'évolution globale du travail et se décline dans l'enseignement supérieur et la recherche. On s'intéressera notamment aux « risques psychosociaux », qui sont peut-être le signe paradoxal d'une puissance renouvelée des travailleurs. Après un exposé introductif général, on discutera plus précisément de questions liées à l'évolution des conditions de travail à l'université.

 


Jeudi 26.11 17h00 - en visio

  • Eric Fassin - « De la liberté académique - Tout dire, mais pas n'importe quoi »
Résumé :
« La liberté académique repose sur le droit de dire tout, à condition d’assumer la responsabilité de ne pas dire n’importe quoi, qui constitue son engagement démocratique premier. » Éric Fassin

À l’heure où, en France, aux États-Unis et ailleurs, les universités sont la cible d’attaques politiques, il est urgent de définir la liberté académique – d’autant plus qu’on l’invoque parfois pour justifier la censure. Face aux pouvoirs économiques et politiques, c’est un principe d’indépendance que, selon le Conseil constitutionnel, « les fonctions d’enseignement et de recherche non seulement permettent mais demandent ». La liberté académique ne se confond donc pas avec la liberté d’expression, qui protège l’opinion. Si le monde universitaire est soumis à une exigence de rigueur, reste que,loin d’être assigné à une neutralité illusoire, il est porteur d’une responsabilité sociale : l’engagement pour la démocratie.


Mardi 02.03 17h00 - en visio

  • Tristan Boursier - « Le masculinisme dans la galaxie antiféministe : acteurs, idées et circulations »
Résumé :
Le masculinisme occupe depuis quelques années une place croissante dans le débat public, sans que l’on sache toujours précisément ce que recouvre ce terme ni comment il s’articule aux autres formes d’opposition au féminisme. Cette séance propose de situer le masculinisme au sein de la galaxie antiféministe, qui réunit des acteurs aussi divers que des groupes de défense des droits des pères, des mouvances religieuses conservatrices, des organisations d’extrême droite et des influenceurs actifs sur YouTube ou TikTok. Il s’agira d’abord de dégager le socle idéologique que partagent ces courants puis de distinguer ce qui fait la spécificité du masculinisme. La présentation s’intéressera ensuite aux circulations entre ces différents pôles, en particulier aux convergences entre masculinisme et extrême droite. La place de l’antiféminisme comme stratégie de propagande politique (métapolitique)  sera abordée. La présentation s’appuiera sur des recherches menées en France et au Canada.