Motions – Mouvement 2026

Cette page reprend les motions des différentes composantes de l'université de Lorraine à propose du mouvement social d'automne 2026

Motion du département Arts de l’Université de Lorraine - 15 octobre 2026


Nous apportons notre soutien total à la mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es, aux mouvements organisés et à leurs actions. La parole des jeunes, dans un climat particulièrement délétère et violent doit être entendue. Nous observons nous-mêmes, sur le terrain, une dégradation rapide de nos conditions de travail.

L’Université doit se positionner en manifestant son adhésion pleine et entière à une expression de désespoir, de volonté de changement, de réforme du système scolaire et universitaire, de posture critique et humaniste telle que nous l’enseignons. Elle doit aussi garantir une insertion professionnelle de qualité. Une mission qu’a introduite la loi LRU sur l’autonomie des universités sans l’accompagner des moyens financiers et humains nécessaires à sa pleine réalisation. Nous déplorons ce manque de prise de parole de la part des Présidences d’universités face aux revendications claires des jeunes avec qui et pour qui nous travaillons et qui sont notre avenir.

Le maintien des enseignements sans rupture pédagogique ou leur bascule en distanciel n’est pas compatible avec une écoute réelle des revendications exprimées, l’Université doit s’ajuster, avancer et changer avec les étudiant·es et futur·es étudiant·es.

Comme d’autres départements universitaires en France nous demandons :

  • la protection des personnes mobilisé·es et l’interdiction de la répression sur le campus par les FDO ;
  • le maintien d’espaces ouverts pour les AG, débats et ateliers.

Nous nous joignons au mouvement en soutien aux revendications, mais aussi pour exprimer la nécessité urgente que notre UFR et l’Établissement aient les moyens de répondre aux multiples défaillances que nous vivons et pour lesquelles nous alertons sans réaction :

  • un sous-encadrement drastique avec seulement un cours sur deux assurés par des titulaires, sans réelle perspective de recrutement de titulaires ;
  • des postes non reconduits malgré l’asphyxie des équipes pédagogiques, des propositions de recrutement précaires et non pérennes ;
  • une incapacité structurelle à enrayer les comportements violents et toxiques de certains personnels enseignant·es ou BIATSS ;
  • des personnels en grande souffrance parmi les BIATSS et les enseignant·es ;
  • des procédures d’alerte qui s’éternisent ou restent irrésolues ;
  • des moyens pédagogiques et de gestion administrative insuffisants voire réduits chaque année, ce qui impacte la qualité de nos enseignements et le cœur même de notre métier.

Nous ne pouvons plus fonctionner dans un tel système qui exige de nous toujours plus d’effort et d’abnégation. Nous demandons à être entendu·es et nous nous mobiliserons tant que nos revendications n’auront pas été considérées à la hauteur des urgences exprimées.


Motion des personnels de l'UFR Lansad en soutien à la mobilisation lycéenne et étudiante


Les personnels enseignants et administratifs de l'UFR Lansad, dans leur grande majorité, ont adopté en ce jour la motion suivante :

La communauté universitaire constate jour après jour le sous-financement du système éducatif français et la dégradation continue des conditions dans lesquelles la jeunesse, les enseignant.es et l'ensemble des personnels de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur public vivent au quotidien. C'est pourquoi nous apportons notre soutien à la mobilisation des lycéen.nes et des étudiant.es et à leurs revendications. Les élèves et les étudiant.es méritent des conditions dignes d'études, de vraies perspectives d'avenir, un service public d'enseignement gratuit de qualité.


Motion du Conseil de la Faculté des Sciences et Technologies en soutien à la jeunesse


Le Conseil de la Faculté des Sciences et Technologies exprime sa préoccupation face à la dégradation des conditions d’études et de travail dans l’enseignement public et à l’insuffisance des moyens qui lui sont consacrés.

Il soutient les lycéennes, lycéens, étudiantes et étudiants mobilisés pour un service public d’éducation et d’enseignement supérieur de qualité et accessible à toutes et tous.

Il demande que leurs préoccupations soient entendues et que des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins soient consacrés à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche, pour garantir l’égalité des chances et offrir à la jeunesse de réelles perspectives d’avenir.


Motion du département de sociologie de l’UFR SHS de Nancy


Le département de sociologie de l'UFR SHS de Nancy, à l'unanimité a adopté, le 19 octobre 2026 la motion suivante :

'La communauté universitaire constate jour après jour le sous-financement du système éducatif français et la dégradation continue des conditions dans lesquelles la jeunesse, les enseignant·es et l'ensemble des personnels de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur public vivent au quotidien. Par conséquent nous apportons notre soutien à la mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es et à leurs revendications. Les élèves et les étudiant·es méritent des conditions dignes d'études, de vraies perspectives d'avenir, un service public d'enseignement gratuit de qualité'.


Motion de soutien au mouvement lycéen et étudiant - Institut Elie Cartan


Nous, personnels de l'Institut Élie Cartan de Lorraine, exprimons notre soutien aux lycéennes, lycéens, étudiantes et étudiants mobilisé·es pour leurs conditions d’étude et pour la défense d’un service public d’éducation et d’enseignement supérieur accessible à toutes et tous.1
Nous exprimons notre horreur devant la répression policière violente et injustifiée qui s'est abattue comme seule réponse à leur mouvement, ainsi que notre attachement aux franchises universitaires : l'intervention des forces de l'ordre dans les établissements d'enseignement supérieur ne peut être un mode de gestion des mobilisations étudiantes.
Nous nous opposons également au recours à des formes dégradées d'enseignement visant à gérer les perturbations engendrées par le mouvement étudiant. L'enseignement à distance ne peut ainsi pas se substituer aux enseignements en présence. Nous nous inquiétons des décisions de fermeture administrative de campus prises à l'occasion de ces mobilisations. Fermer les universités prive les étudiantes, étudiants, et personnels des lieux mêmes dans lesquels le dialogue et le débat doivent pouvoir se tenir.
Nous soutenons l'ensemble des revendications exprimées par les étudiant·es2, notamment :
-  le renoncement au gel des APLs prévu dans le budget 2026 pour les étudiant·es français·es, et le rétablissement de ces aides pour les étudiant·es extra-européen·nes non boursièr·es.
-  la suppression des stratégies 'Bienvenue en France' ainsi que des droits d'inscription différenciés induisant un accès inégalitaire à l'université pour les étudiant·es étrangèr·es.
- le droit à des conditions dignes de vie et d'étude, incluant un accès à des logements salubres, des mesures de soutien financier suffisantes pour vivre, une mise à niveau des locaux d'enseignement.
- la suppression des plateformes Parcoursup et Mon Master, ainsi que l'accès de droit à une place en Licence pour tout bachelier et bachelière, à une place en Master pour tout·e détenteur·ice d'une Licence.
Ces demandes font écho aux difficultés rencontrées par les personnels et témoignent du manque de moyens chronique et organisé dont souffre l'enseignement public. Nous réaffirmons notre attachement à une université ouverte, accessible, gratuite, et dotée des moyens humains et matériels nécessaires à l’accomplissement de ses missions.
1 Ce soutien s'inscrit dans la continuité de celui exprimé par la section CNU 25 par sa motion du 20 octobre 2026
2 Voir en pj les revendications transmises par les étudiant·es mobilisé·es de la FST à Nancy.